Ouest-France 27/10/06

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Cette année, dans le cadre de «l'aide aux aidants», la ville a proposé aux patients et à leurs familles une balade sur la péniche Cap Vert. L'embarquement s'est fait à Nantes, sur le quai près de la gare Sud.

 

Rezé : Soutenir ceux qui aident au maintien à domicile, maintenir à domicile les personnes âgées en perte d'autonomie est souvent compliqué, même quand il y a un conjoint ou un parent. La Ville, alors, intervient.


Le service municipal des personnes âgées de la ville prend en charge 46 personnes, que ce soit pour une aide à l'hygiène, aux soins ou aux déplacements. Il comprend treize aides soignantes et deux infirmières. Depuis 2000, il propose des actions «d'aide aux aidants». «On n'envisage plus le maintien à domicile sans prendre en compte la personne, conjoint ou membre de la famille, qui vit avec eux», explique Patrick Mallet, responsable du service santé et personnes âgées. « II faut aussi prendre soin du conjoint. »


Ainsi, depuis quelques années, la municipalité propose une sortie par an aux patients et à leurs familles. Après La pointe Saint-Gildas, l'aquarium du Croisic et Planète sauvage, une vingtaine de personnes a embarqué mi-octobre sur la péniche Cap Vert (accessible aux personnes handicapées) pour une balade jusqu'à Sucé-sur-Erdre.

Gilbert a 79 ans et vit à Rezé, du côté de Ragon, en compagnie de sa femme, Marie-Catherine, 86 ans. Victime d'un accident cérébral il y a une dizaine d'années, Marie-Catherine a perdu progressivement sa. Mobilité, ce qu'elle regrette amèrement, elle qui aimait tant la marche. Elle peut encore se lever et marcher grâce à un déambulateur.
Pour le lever et le coucher, c'est Gilbert qui s'en occupe. Mais chaque matin, une aide soignante passe pour la toilette. «Nos aides soignantes, on les adore!», déclare spontanément Gilbert. «Chaque mois, ma femme a droit à une sortie, pour se balader ou faire des courses, et elle n'en rate pas une. Et, en cas de pépin de santé, on peut demander à une infirmière de passer».
Le couple a également choisi la livraison des repas à domicile, ce qui permet à Gilbert de ne plus se préoccuper des courses et de la cuisine. Mais, comme il le dit, il n'a pas le droit de tomber malade. «Je me suis fait opérer il y a quelques années et il a fallu que je me débrouille pour trouver une structure pour Marie-Catherine.» Gilbert devra à nouveau subir bientôt une petite opération chirurgicale.
C'est sans doute sa fille, qui habite Paris, qui devra venir s'occuper de sa mère pendant quelques jours.